Menu & Search
Sweatcult nous parle Joy Division, internet fame et

Sweatcult nous parle Joy Division, internet fame et 'Silverline'

Efrain Martinez, alias Sweatcult, est un musicien américain. À tout juste dix-sept ans, cet artiste basé en Californie du Sud a plus d’une flèche à son arc. Il s’est confié à Esthète à propos de son processus de création musicale, de ses inspirations et de son solide système de soutien. 


Quand as-tu commencé à faire de la musique?

Faire de la musique a toujours été quelque chose de fascinant pour moi. Je me souviens encore du jour où, en classe de CM2, j’ai commencé à créer tout un tas de trucs sur GarageBand avec l’iPhone 4 de mon père. J’ai finalement appris à manier ce logiciel, grâce auquel j’ai acquis des compétences de base en matière de production musicale. J’adorais changer de nom à l’époque, pour moi l’idée d’être musicien était surréelle, c’était donc un objectif que je me devais d’atteindre. J’ai créé tellement de choses que je n’ai jamais publiées, jusqu’à ce que je sorte ‘Widower’ il y a de ça deux ans.


Qu’est ce qui t’a poussé à composer ‘Silverline’? Comment décrirais-tu le processus de création de cette chanson?

Silverline… Eh bien, cette chanson a beaucoup d’influences qui sont d’ailleurs assez évidentes lorsqu’on l’écoute. Les bandes-originales de Quentin Tarantino et leurs riffs rapides que l’on pourrait presque qualifier d’Espagnols et ces vieilles chansons de Caifanes (NdlR: groupe de rock alternatif mexicain) me trottaient dans la tête alors que je me demandais ce que je pouvais bien jouer à la guitare et boom… ‘Silverline’ est née. Je l’ai entièrement composée dans ma chambre, comme toutes les autres chansons que j’ai déjà sorties. Une fois satisfait de ma nouvelle progression d’accords, j’ai commencé à poser ma voix dessus. J’ai uniquement gardé les paroles qui résonaient vraiment avec mon état d’esprit. Je ne réflechis jamais vraiment à la mélodie lorsque je compose une chanson car quand je le fais, ça ne donne jamais rien de naturel et mes chansons semblent fabriquées.


Musicalement parlant, qui sont tes plus grandes influences et qui sont tes musiciens favoris?

C’est une colle que vous me posez là! Je ne sais pas trop quoi répondre, il y en a tellement. Je dirais que Joy Division et The Smiths m’ont en grande partie influencé. Je trouve que textuellement, Ian Curtis et Morrisey sont géniaux. La manière dont ils abordent leurs autoréflexions dans leurs chansons m’a toujours fasciné. Unknown Pleasures est d’ailleurs un album que j’écoute très souvent, chaque chanson est incroyable. Sinon, j’écoute aussi pas mal de nouveaux artistes comme Surf Curse, Levitation Room, Ariel Pink, et bien d’autres mais la liste est bien trop longue!


Comment décrirais-tu ton style?

Mon style musical fluctue beaucoup, il change tout le temps, mais je reconnais qu’on retrouve beaucoup d’éléments Post-Punk et Surf-Rock dans mes chansons. J’aime tellement le son doux et lo-fi qu’une guitare peut rendre. La batterie est indispensable pour qu’une chanson sonne Surf-Rock. En ce qui concerne les paroles que j’écris, elles sont généralement à propos de mon vécu et de mon point de vue sur certains enjeux sociaux.

Quelle est la prochaine étape? Où te vois-tu dans un an?

La vie est si bizarre, il y a tellement de choses incroyables et inattendues qui m’arrivent en ce moment que c’est difficile à dire. Ma “carrière musicale”, si je puis dire, a commencé comme un hobby et, du jour au lendemain ma vie a changé grâce aux réseaux sociaux. Énormément de choses peuvent se produire en l’espace d’une année mais je peux vous assurer que je vais me démener et saisir toutes les opportunités qui se présentent à moi.


Une chose que nous devrions retenir sur toi?

Je veux juste que les gens qui écoutent ma musique sachent que c’est la chose la plus honnête que je fasse, je le fais par amour. Je ne me vois pas en faire un métier car ça annéantirait mon inspiration, mes chansons ne seraient plus pures. Je peux passer des mois juste auprès de ma famile et de mes amis et puis m’enfermer soudainement dans ma chambre pendant des heures à composer.


Encore une chose?

Je tiens à remercier ma famille de tout le soutien qu’elle m’apporte inconditionnellement, surtout ma mère qui me pousse toujours vers le droit chemin et sur qui je peux toujours compter. Merci maman, je t’aime.

Je tiens également à remercier chaque personne qui écoute ma musique, ça me motive vraiment. Voir que des gens apprécient ce que j’aime créer me réchauffe le coeur. Merci à vous aussi, de vous être intérréssées à moi, d’avoir pris le temps de me connaître moi ainsi que ma musique. Gros shoutout à toute l’équipe d’Esthète, vous êtes géniaux.

 

@sweatcult