L'écrivain et réalisateur Pedro Marques mèle biopolitique et politiques sexuelles

L’analyse de la première exposition solo Britannique de Pedro Neves Marques

New-Yorkais d’adoption, l’écrivain et réalisateur Pedro Neves Marques, intérroge, dans sa première exposition solo, le rôle de la biopolitique dans une nation luttant contre des maladies transmises par les moustiques. Intitulée It Bites Back, l’exposition propose un ensemble de travaux réalisés dans le contexte de la guerre incessante menée par le Brésil à l’encontre des virus de la dengue et du Zika mais aussi du moustique qui les véhicule.

 

 

 

Projetés dans deux salles à la lumière tamisée, le film en deux parties de Marques – A Mordida (La Morsure) – se compose de The Gender of the Lab et de Sex as Care. Le réalisateur utlise le moustique afin de mener une enquête etnographique, s’appuyant sur les hiérarchies sexuelles et les politiques du genre. Dans The Gender of the Lab, cela s’observe à une échelle moléculaire. Le film traite du travail mené par une compagnie de biotechnologie britannique, Oxitec, qui a dévelloppé une méthode permettant d’élever des moustiques males transgéniques portant un gêne léthal afin de réduire leur population et d’ainsi venir à bout du virus Zika. L’insecte male devient alors une arme biologique utilisée à l’encontre de sa propre espèce, ses organes reproducteurs faisant office d’arme contre son homologue femelle.

 

 

Dans Sex as Care, l’écrivain montre les corps langoureux d’un homme et d’une femme cis enlacés à celui d’une femme transgenre, dans une pièce sombre. La combinaison de ces deux films sont un moyen de mettre en exergue l’étroit lien qui existe entre les procédures biotechnologiques menées dans les laboratoires d’Oxitec et la conception binaire et hiérarchique du genre et des politiques sexuelles de nos sociétés actuelles.