5 chansons de rap qui parlent de santé mentale

De DMX à Jay-Z en passant par Lil Uzi Vert

La question de la santé mentale est au centre de toutes les discussions ces derniers temps. Les langues se sont déliées ce qui a contribué à la destigmatisation de ce sujet. L’attention que nous portons actuellement à ce dernier ne date pas d’aujourd’hui: les musiciens l’ont toujours évoqué et c’est bien connu, le rap a toujours permi aux artistes de partager leurs galères.

Slippin” de DMX (1998)

DMX a connu un bon lot de tracas, au cours de sa carrière. Il a souvent affronté ses démons au travers de ses vers – addiction aux drogues, alcoolisme, paranoïa, trouble bipolaire.

“Used to get high, just to get by/I did some coke, now I’m ready to take somethin’/Three years later showin’ signs of stress/Didn’t keep my hair cut or give a fuck how I dressed/I’m possessed by the darker side, livin’ the cruddy life”

Trad.: J’avais l’habitude de me défoncer pour tenir le coup/J’ai fait de la coke, à présent je suis prêt à prendre quelque chose/Trois ans plus tard je présente des signes de stress/Je me foutais de ma coupe de cheveux et de la manière dont je me fringuais/Je suis possédé par le côté le plus sombre, je mène cette vie minable

Losing My Mind” by Pharoahe Monch (2014)

Pharoahe Monch est considéré comme étant un parolier légendaire et pour cause! Depuis ses jours Organized Konfusion, Monch a toujours évoqué ses troubles mentaux dans ses chansons.

“Dear God, where are we?”/That’s what I scream towards the skyline but probably/No one can hear a word of what I was saying/Insurgents surged in the temple where I was praying/Now flashbacks wake me abruptly when police pass by/Lights flash, if I could only put the past on a flash drive I’d/For peace of mind, install an external drive/So I’d be more driven internally to survive”

Trad.: Dieu, où sommes-nous?/C’est que je crie à l’horizon mais probablement/Personne n’entend un mot de ce que je disais/Des insurgés ont surgi dans le temple dans lequel je priais/À présent je suis pris de flashbacks à chaque fois que la police rode/Si seulement je pouvais mettre le passé sur une clé USB je le ferais/Pour avoir la paix, je me servirais d’un disque dur/Afin d’être plus à même de survivre intérieurement

Wounds” by Kid Cudi (2016)

Kid Cudi est devenu le visage de la santé mentale dans le monde hip-hop: il a annoncé aller en cure de désintoxication afin de faire face à son anxiété, sa dépression et ses envies suicidaires.

“We all have times when we weep/It’s a troubled life, traumatized psychologically/I pray, in the shadows when I’m speakin’ to no one/Myself, did everything right, didn’t I?/So why aren’t I whole?/You know you better dig deeper/Don’t lie to you/You better dig deep, deep”

Trad.: Nous connaissons tous ces moment où nous pleurons/C’est une vie dérangée, traumatisé psychologiquement/Je prie, dans l’ombre, lorsque je ne parle à personne/J’ai tout bien fait, n’est-ce pas?/Alors pourquoi ne suis-je pas complet?/Tu sais que tu dois creuser encore un peu plus/Creuse profond, profond

XO Tour Llif3” by Lil Uzi Vert (2017)

Lil Uzi Vert évoque ses relations compliquées, ses envies suicidaires et détaille les montagnes russes émotionnelles que sont les relations toxiques et comment la consommation de drogue devient la seule issue.

“She said I’m insane yeah/I might blow my brain out/Xanny numb the pain yeah/Please, Xanny make it go away/I’m committed, not addicted but it keeps controlling me/All that pain now I can’t feel it, I swear that it’s slowing me.”

Trad.: Elle a dit que j’étais malade, ouais/Je vais sûrement me faire exploser la cervelle/Le Xanax calme ma douleur, ouais/S’il te plaît Xanax, fais-la disparaître/Je suis dévoué, pas addict mais ça ne cesse de me contrôler/Toute la douleur, je la ressens à présent, je jure que ça me ralentit

Smile” by Jay-Z (2017)

Pendant des années Jay-Z est resté stoïque quant à sa vie personnelle. Il a bien sûr partagé des expériences passées dans ses couplets mais tout en mettant une distance de sécurité entre ses fans et celles-ci. Néanmoins, il semblerait que Hov a appris à manier l’art de la mise à nu musicale.

“Blood diamonds drippin’, we cute/I still ain’t trippin’, that’s life, winners and losers/Drug dealers and abusers, America likes me ruthless/My therapist said I relapsed/I said, “Perhaps I Freudian slipped in European whips”

Trad.: Des diamants de sang gouttent, nous sommes mignons/Je ne m’en fais toujours pas, c’est la vie, il y a des gagnants et des perdants/Dealers de drogue et aggresseurs, l’Amérique m’aime impitoyable/Mon psy a dit que j’ai fait une rechute/J’ai répondu, “Peut-être que j’ai glissé dans des caisses française à la Freud